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Offre de conférences et lectures

 

Alain BOUCHER, écrivain de la Mer et amateur de cidre,
offre trois conférences et une lecture :

 

La conférence

Voitures d’eau — Les goélettes du Saint-Laurent

Cuthbertson_IleAuxCoudresKetch

Les voitures d’eau, selon la jolie expression des insulaires de l’ile aux Coudres
en Charlevoix, sont ces bateaux de bois qui ont sans mollir participé
à la construction du pays, du XVIIIe au XXe siècle.

Or, qu’en est-il de ces navires, de ces « goélettes » ? À moteur ou à voiles ?
Quels mâts, quelles voiles ? Petites ou grandes ? À la pêche ou au fret ?
À Montréal, Rimouski, Tadoussac ou Gaspé ? Toujours à l’ouvrage ?

Voici qu’en conférence abondamment illustrée, l’auteur répond à ces questions
et raconte quelques ancêtres, marins du fleuve et des voitures d’eau.

Les circonstances et contributions de chacun de ces personnages – parmi eux
Zénon le Futé, Hermel Tuyau et Denise P’tit Gars… – transforment la goélette
au fil des siècles, pour l’adapter parfaitement à son environnement fluvial
et à sa tâche. Elle deviendra ainsi un gréement à part entière, identitaire du pays
et de son grand fleuve, désormais ambassadrice et trésor du patrimoine
maritime québécois.

La suite du synopsis de cette conférence est ici (PDF, 670 ko) :
Boucher_VoiturEauSynopsisConferenceMR17 
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Le document contient la description et les détails techniques.
Prenez contact avec l’auteur directement pour les arrangements de présentation.

 

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La conférence

 Saint-Laurent, mer de Cocagne

Boucher_LaboradorDetail

À la fin de mai 1541, le Babordais, matelot qualifié gréeur premier brin,
pose pied sec en Terra de Laborador, à faire la morue sèche. La baie des Châteaux
et la Gran Baya sont alors presque désertes mais le profond havre aux Buttes
offre un refuge sûr et son ile un atterrage plus que confortable.

Le Babordais découvre au Nouveau Monde une nature dont il ignorait même l’idée.
Sa mer de Cocagne offre sans cesse des paysages infinis de mers et de terres mélangées,
des oiseaux marins de toutes tailles, des phoques et des baleines innombrables.
En juillet, sa pêche faite, le capitaine appareille avec son équipage désormais
chasseurs de baleines. Ils remontent l’incroyable estuaire pour relâcher à l’ile au Basque.

Il a fui la grise misère des pêcheurs de morues sur les Bancs de Terra Nova pour
s’embarquer avec les Basques chasseurs de baleines sur les eaux vertes de
la Grande rivière de Canada. Le Babordais pensait s’enrichir : l’infinie prodigalité
de la Gran Baya et du plus vaste estuaire du monde connu l’ont comblé, mais
d’une luxuriante opulence qu’il n’aurait jamais pu même soupçonner.

 

La conférence illustrée Saint-Laurent, mer de Cocagne expose
les circonstances décrites dans le roman maritime La mer de Cocagne.
Elle propose de faire le voyage en compagnie du Babordais et de son auteur
Alain Boucher, à bord de la caravelle Magdalena ; à pêcher et sécher la morue
puis à chasser la baleine avec les Basques, capitaine, pilote et marins
en cette Gran Baya et Grande Rivière de Canada.

Le synopsis de cette conférence est à télécharger d’ici  (PDF, 415 Ko).
Il contient la description et les détails techniques.
Prenez contact avec l’auteur directement pour les arrangements de présentation.

 

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La lecture

Jolie brise de mots et de notes en mer de Cocagne

 

Les curieu’ses de notre inépuisable Laurentie monteront avec fortune et bonheur
assurés à bord de cette soirée littéraire par BOUCHER l’écrivain
« en mer de Cocagne », avec éventuellement la participation de François Leclerc,
joyeux luthiste et guitariste seiziémiste.

N’est-ce point le siècle de Rabelais, vinguiou ?!

Sur la Grande rivière de Canada en 1541, l’auteur présente le contexte
littéraire du roman maritime La mer de Cocagne (Hurtubise, 2014.
Voir la page Bibliographie maritime, en haut d’écran) et lit les
extraits colorés et signifiants, accompagné de musiques et chansons
de cette époque des Grandes découvertes.

L’évènement dure environ deux heures.

 

MerCocagne_Couverture

Tous nous y étions donc le lendemain, ni frais ni dispos, dès potron-jacquet du lundi 18 avril 1541, un grand jour pour moi. Les douces odeurs végétales du printemps portées par le vent de terre masquaient bon les remugles de la fête, et le golfe de Gascogne fleurait encore meilleur la liberté, d’un délicat salin venu de l’ouest. Après avoir demandé silence et recueillement, Martin de Artalequ lança par-dessus bord deux pièces d’un sol, pour nous garantir bonne traversée, bonne arrive à Terra Nova et bonne pêche. Un mousse pleurait doucement, consolé par Antoine le Vieux qui en avait vu bien d’autres ; un pêcheur en fragile équilibre rota sourdement. De sa plus belle et forte voix matinale, le capitaine ressuscita les carotiques :

— Canonnier, à ton meilleur pierrier. Réveille-nous cette ville, surprend les bourgeois et fais-leur savoir que Magdalena, capitaine de Artalequ, va enfin aux terres de Laborador. Avant tous les autres encore cette année.

— Combien de coups, capitaine ?

— Trois coups, et fumants. Bien forts et craquants. Arc-en-Ciel, demande en notre nom la protection de la Dame. Messieurs, bas les bonnets.

Dans le vacarme blanc du canonnier entrecoupé des paroles fleuries de notre illuminé matelot, poète à la voix vibrante et les mains au ciel, la caravelle déferla toute sa resplendissante voilure claire, ornée de ses morues entrelacées, déhala sur ababour et se mit dans le vent d’ouest, cap au nord sur le sel des Sables d’Olonne. Moi, Kavad Disañv, affranchi breton fugueur, l’enfant perdu anonyme mais tout de même matelot terre-neuvier d’expérience, j’étais désormais pêcheur de morue des terres de Laborador et de la Grande rivière de Canada. Martin de Artalequ, mon capitaine, un vrai, respectueux, ordonné, partageur généreux et rassembleur, m’avait tout de suite fait confiance. Contre l’avis de son teigneux maitre d’équipage qui m’envoyait matelot léger, il m’avait enrôlé aux gréements du grand mât, bordée d’ababour, de babord.

Maintenant, j’avais une famille et un foyer sur l’eau ; maintenant j’avais un métier, un véritable ; maintenant j’avais aussi une raison de revenir, il y aurait enfin quelqu’un sur la jetée aux froids de novembre. Je n’étais certainement plus le kavad, je ne pourrais jamais plus être disañv

J’étais à bord de Magdalena matelot qualifié du grand mât, je serais désormais le meilleur des gréeurs et gabiers de babord, promis : à partir d’aujourd’hui, je serais babordais ; je serai le Babordais.

La mer de Cocagne
page 66

Un communiqué détaillé est disponible en téléchargement
dans la page Médias (bandeau du haut).

 

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La conférence

Mythologie populaire dans l’histoire
du cidre québécois

 

Le Québec en est fier : notre histoire est une épopée !

Même en matière d’alcools, et elle commence très tôt.
Voyez nos bons aïeux des temps anciens, joyeuses Normandes et hardis Bretons,
qui fabriquent et ingurgitent comme il se doit du cidre par barriques, hardiment
et joyeusement dès les premiers jours de la Colonie. Puis, sous le Régime
britannique, ces austères Anglois qui boudent la boisson dorée des terroirs
de France et ne boivent plus que du thé. Pire encore : la triste et longue prohibition
en Amérique du Nord rendra le cidre illégal, après que le gouvernement du Québec
l’ait oublié dans sa législation ! Et c’est tant mieux, puisque la mixture maudite
est bourrée de produits chimiques et rend malade quiconque s’y aventure.

Je me souviens…

 

Voilà pour l’histoire du cidre au pays : tout ce qui précède est faux.

 

Alain Boucher, auteur de La petite histoire du cidre au Québec (Trois-Pistoles, 2011),
identifie les principaux mythes de l’histoire méconnue du vin de pomme au Québec
et s’emploie à les déconstruire avec méthode et soin.

 

Le synopsis de cette conférence est à télécharger :
Boucher_ConferenceMythoCidreSynopsis (PDF, 1008 Ko).
Il contient la description et les détails techniques.
Prenez contact avec l’auteur directement pour les arrangements de présentation.

 

 

Principaux clients des conférences :

La fête des chants de marins, Saint-Jean-Port-Joli
Le parc maritime de Saint-Laurent, Ile d’Orléans
Le musée maritime du Québec, L’Islet-sur-Mer
Euskaldunak-Québec, Montréal
Le festival MEMORIA, Saint-Hyacinthe
Le club littéraire Le Signet, Lévis

 

 

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