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Articles avec le mot-clé ‘roman maritime’

BOUCHER l’écrivain


 

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Au crayon à mine ou au clavier,
Alain BOUCHER partage son temps entre
écriture personnelle et écriture commandée,
d’écrivain de la Mer à rédacteur professionnel spécialisé.

Jadis
Grandi en pleine modernisation socioculturelle du pays
– la Révolution tranquille*, entreprise en 1960 –,
Alain BOUCHER chevauche durant ses jeunes années
sur le Québec d’hier et celui de demain.
Son milieu familial érudit, ses études classiques et sa pratique
des bibliothèques l’ont naturellement mené à la création,
d’abord en milieu muséal puis publicitaire et enfin littéraire.

Muséologue et interprète du patrimoine, communicateur
et vulgarisateur, travailleur autonome pigiste de longue expérience,
Alain BOUCHER a œuvré depuis 1978 pour de nombreux organismes
de mise en valeur des patrimoines naturel et culturel.
Ses principaux clients ont été, particulièrement dans la région de Charlevoix,
de toutes tailles, les musées et centres d’interprétation, les parcs
et réserves naturelles et les institutions et organisations publiques
d’enseignement et de gestion du territoire.

Il a notamment participé, entre autre par ses écrits, à l’édification
professionnelle et au rayonnement du Musée régional Laure-Conan
à La Malbaie et sa succession, le Musée de Charlevoix.
Il a aussi œuvré à la création et à l’établissement du Musée maritime
de Charlevoix en 1981, à la mise en valeur de ses bâtiments
et de sa collection, par de nombreuses interventions muséales
et d’écriture jusqu’en 2005.

Puis
Après avoir rédigé de tout pour de nombreux clients dès 1975,
il écrit depuis 2010 ses propres œuvres de genre essai, biographie,
roman et nouvelle.

Particulièrement consacré à la navigation et à toutes choses maritimes
passées ou actuelles, BOUCHER l’écrivain fréquente volontiers
les rivages et les iles, en chair et en esprit, de l’Europe de l’ouest au Québec.
Son écriture maritime contribue toujours à susciter l’intérêt et propager
les connaissances sur la mer en général et le Saint-Laurent en particulier :
environnements, navires et marins, cabotage et long cours, cordages et nœuds,
aides à la navigation et autres héritages maritimes actualisés.

Il habite maintenant la ville de Québec et transite volontiers sur les rivages,
du Québec à l’Europe. Il est désormais actif surtout comme écrivain de la Mer,
mais aussi rédacteur professionnel agréé, spécialisé en navigation et transport maritime (BOUCHER le rédacteur).

 

sign_litterature_grand_coulQuébec, ville de littérature de l’UNESCO

 

 

 

Les Profil d’écrivain, Chronologie de l’homme à la Mer et Curriculum vitæ à jour sont disponibles en téléchargement à la page Médias.

BOUCHER l’écrivain est documenté à L’île,
l’Infocentre littéraire des écrivains québécois, cette fiche.

Il partage certains écrits d’intérêt patrimonial maritime, du Saint-Laurent
et du Québec sur la plateforme universitaire Academia.edu
à cette page.

BOUCHER l’écrivain est aussi BOUCHER le rédacteur.
Sa page LinkedIn de rédacteur et aussi d’écrivain est maintenue à jour avec soin,
son microsite Internet 408cm2 expose son travail.

 

* Voir la Toile, généreuse à ce sujet.

 

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Commentaires ou questions ?
N’hésitez pas.

 

 

 

Le retour de pupun

Quelque part dans le temps,  où les jours sont courts

Que j’explique un peu.

Étonnant comment la recherche autour d’un écrit sur chantiers nous mène en des endroits de connaissance insolite. Je suis plutôt occupé ces temps-ci,  j’achève les Flâneries laurentines et m’apprête à reprendre le prochain roman. Les journées sont trop courtes !

Bien voici, justement:

En ces temps d’avant nous, en cette terra incognita de nous, les Innus occupaient le Nitassinan, leur territoire au nord du grand fleuve, depuis le Labrador jusqu’à ce qui se nomme aujourd’hui Québec. La mesure de leur temps cyclique se faisait sans écriture ni calculs savants, et sans autres instruments que leurs yeux pour voir et regarder, et le corps pour sentir. Ils estimaient les courts cycles observables des retours des astres, Soleil pour les journées et Lune pour les périodes d’environ 29 de ces jours, et l’alternance de deux «saisons» pour un cycle plus long (Soleil, Lune et mois étant tous trois désignés par le même mot, pishimu [en innu moderne]).

La «manière dont change l’”année”» était faite de deux périodes, nipin, équivalent de nos été et automne, durant lesquels les jours raccourcissent et pupun, équivalent de nos hiver et printemps, à observer à partir du moment où les jours commencent à rallonger. C’est le retour du cycle, hiver et année étant tous deux désignés par le même mot, pupun.

Douze lunes, plus une treizième ici et là au besoin pour ajuster, faisaient cette manière dont change l’année, depuis usaku pihissimu (en innu du 17e siècle), lune où les jours sont les plus courts, jusqu’à takuatateshiu pihissimu, la lune où les jours raccourcissent, en passant par la lune des fleurs (uabikuni pihissimu), uinasku pihissimu, celle où les marmottes sortent de leur tanière et celle où les outardes reviennent (nittshi pihissimu). Le marqueur temporel de ces lunes était le retour de l’astre, la nouvelle lune.

La rencontre de l’homme blanc en robe noire a détourné l’Innu de ses savoirs anciens de mesure du temps. Le calendrier aléatoire du pape Grégoire, avec son 1er janvier, son 25 décembre et autres saintes fêtes, a été un puissant outil d’acculturation, au quotidien. horlogesaisonsEntre autres exactions et détournements, la lune des fleurs est devenue setan-pishimu , le mois de sainte Anne, où les Innus vont maintenant en pèlerinage pour tenter d’obtenir les faveurs de l’ukumimau, la grand-mère du messie. Tout n’est pas perdu pour eux: ce sont depuis toujours et encore aujourd’hui les grand-mères qui sont les sages de la communauté.

Cette fort longue mise en contexte me permet de signaler que la Lune est nouvelle quelque part autour à peu près environ le «18 décembre», c’est quelque part par là dans le temps, et que rien ne nous empêche de profiter de l’occasion de marquer le retour de pupun, en mettant au passage nos doigts dans le nez du solstice des astronomes, du 20 décembre du pape, du 25 décembre des commerçants et du 1er janvier des ministres des Finances.

 

Je te souhaite un beau retour de pupun !

 

 

L’écrivain de la mer fait de la littérature maritime

Au Québec comme ailleurs.

 

 

À «la question», je réponds je suis écrivain de la mer.

Déjà l’étonnement à l’écrivain, ce non-métier qu’exercent quelques hurluberlus égarés et de rares personnalités médiatiques gagnantes de concours aussi prestigieux qu’étrangers. Bien sûr, les livres dans les bibliothèques et les librairies sont (encore) écrits par des personnes, mais peut-on sérieusement et humblement se présenter comme écrivain, au règne du 140 caractères ? Sérieux : un passe-temps joli ?

Ensuite, de la mer. Pour ajouter à la confusion. D’abord, y a-t-il la mer au Québec du fleuve ? ailleurs qu’à l’extrême Est ? pays de pêcheurs, de mineurs, de forestiers et de vacances ? Ensuite, si par enchantement il y avait bien la mer, que peut bien écrire un écrivain de la mer ? des romans d’aventures pour les jeunes ? des poèmes ? des histoires de pirates ? Enfin, comment peut-on consciemment apposer de la mer à écrivain ?

img_3633Existe-t-il vraiment quelque chose qui se nomme littérature maritime québécoise ? littérature de la mer du Québec ? littérature marine ? littérature de marins ? romans de bateaux ? ou littérature quoi encore ?

Afin de me soutenir dans la présentation de cette improbable profession qu’est un écrivain de la mer au Québec, j’ai ajouté au contenu de ce microsite une page élaborée mais simple. Je vous invite à y naviguer, lentement, au sec et en sécurité. Le lien est en haut de cet écran, intitulé Littérature maritime. Mais encore ?

Malheureusement, je n’y ai pas inclus les considérations sur la Mer, ce concept avec une majuscule, bien plus vaste et profond que la mer avec une seule minuscule. Une autre fois, peut-être. Vous aurez eu le loisir d’y réfléchir par vous-même.

Bons vents.